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Sculpteo et Dassault Système s’entendent pour intégrer l’impression 3D sur 3DVIA…

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Les utilisateurs de 3DVIA, la place de marché d’objet 3D de Dassault Système, vont pouvoir très bientôt imprimer leurs objets préférés d’un simple clic.

En effet le géant de la 3D « insdustrielle » vient de passer un accord avec la société Sculpteo, spécialisée dans l’impression 3D grand public, afin d’intégrer le bouton Send to Sculpteo 3D Print sur 3DVIA.

Il sera donc possible de commander très simplement une impression 3D chez Sculpteo, depuis la plateforme de Dassault Systeme.

Voila une alliance plutôt sympathique qui devrait contribuer à démocratiser l’impression 3D.

Sculpteo propose déjà pas mal de services d’impression 3D sur son site. Je viens de commander un porte-clé Tookets, un collector ;) Je vous en dirai des nouvelles dés réception.

J’ai hâte de voir ce bouton à l’oeuvre d’autant que j’y vois également une application hyper sexy pour un usage du web3D que nous poussons fort chez Immersive Lab, à savoir les visites virtuelles.

Imaginez-vous, visiter la cathédrale Sainte Marie virtuelle et recevoir (ou offrir) quelques jours après en guise de souvenir votre modèle réduit en impression 3D !!!

à suivre

Haute couture et impression 3D

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Voici une utilisation pour le moins surprenante de l’impression 3D : la haute couture.

Le 14 juillet dernier lors de la soirée d’ouverture de l’Amsterdam International Fashion Week le designer Iris van Herpen a proposé un modèle réalisé en… impression 3d par frittage sélectif (Selective Laser Sintered). Ce procédé consiste à fabriquer une pièce par empilement de couches grâce à la « cuisson » (frittage) sélective d’une poudre par un laser.

Le modèle proposé illustre la cristallisation de l’eau :

La réalisation a été confiée à la filiale de Materialise, .MGX. Materialise est le leader mondial de la fabrication rapide, grâce à un parc machine important et surtout le développement d’une offre logicielle dédiée à ce secteur en forte croissance.

Ces technologies n’ont pas terminé de faire parler d’elles…

Source : i.materialise

Développez votre imprimante 3D RepRap et gagnez 80 000 $

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Après Makerbot, nous allons rester dans le domaine de l’impression 3D open source avec cette fois un projet qui m’a encore plus enthousiasmé de part sa philosophie et surtout de part ses objectifs en terme de technologie.

Il s’agit du projet RepRap dont le but est le développement d’une imprimante 3D open source et « auto-répliquante », c’est à dire que la machine permet de fabriquer au moins 60% des pièces la constituant.

A la différence de Makerbot, RepRap est un projet 100% communautaire issu de l’université de Bath en Grande-Bretagne et diffusé sous licence GNU GPL.

Deux machine sont jusqu’à présent été développées, la Darwin, remplacée aujourd’hui par la Mendel (photo). Il s’agit d’une imprimante utilisant le procédé FFF (Fused Filament Fabrication), soit l’extrusion thermoplastique, la chambre de fabrication offre un encombrement de 200 mm (W) x 200 mm (D) x 140 mm (H), soit deux fois plus grand que la Makerbot, pour un cout avoisinant les 400€.

Je ne vais pas m’attarder sur cette machine, le principe étant globalement toujours le même. Mais je vous invite à parcourir le wiki du projet et de vous attarder plus particulièrement sur la page des développements gérés par la communauté, il y a de quoi y passer des heures.

On y découvre la large gamme de matériaux utilisables : ABS, Polypro, HDPE, LDPE mais aussi résine époxy, ciment, argile et même aluminium.

On y découvre également une machine en Lego, une découpe laser, et plein d’autres choses qui feront le bonheur des designers, cadistes et autres bricoleurs de bureau d’études.

C’est bien beau tout ça mais mes 80000 $ alors ???

C’est vrai que je ne recule devant aucun titre aguicheur pour attirer le visiteur. Le Foresight Institute a lancé il y a quelques temps les Kartik M. Gada Humanitarian Innovation Prizes. Il s’agit d’un concours technologique dont le but est d’améliorer les vies de 1 milliard de gens les plus pauvres du monde avant 2020. Parmi les deux prix, il y a le Personal Manufacturing Prize.

Ce prix, en fait ces deux prix, consiste à développer une machine RepRap répondant à des critères bien précis.

Un prix intermédiaire de 20000$ sera remis le 31/12/2012 au meilleur projet répondant aux critères suivants :

  • Print at least three different materials, including one that is usefully electrically conductive.
  • The ability to print electronic circuit boards.
  • Print beds must be of a material which may be reused with minimal refurbishment for at least 20 print cycles.
  • Maintain a total materials and parts cost under $200 and that 90% of the volume of the printer parts be printed.
  • Demonstrate a build volume of the printer above 300x300x100mm in order to insure that items daily utility can be printed.
  • The capacity to print a full set of parts for a complete replica of itself within 10 days unattended save for clearing no more than one printer head jam.
  • The ability to print autonomously without a PC attached.
  • Uses no more than 60 watts of electrical power.

Le prix principal de 80000 $ sera lui attribué le 31/12/2015 (vous avez encore un peu de temps) à l’équipe qui aura sorti la machine ultime avec quelques critères supplémentaires :

  • That the cost of the material used for printing does not exceed $4/kilogram.
  • The capacity to print a full set of parts for a complete replica of itself within 7 days, including the time for reloading, and clearing of printer head jams.
  • Maintain a total materials and parts cost under $200 and that 90% of the volume of the printer parts be printed.

Bien entendu il s’agit de développer des machines sous licence RepRap GNU GPL. Donc si vous souhaitez participer à l’aventure c’est ici qu’il faut se montrer. Alors collèges, lycées, écoles diverses de France et de Navarre mais aussi passionnés de tout poils… BOUGEZ-VOUS !!!

Pour conclure, je vous invite également à vous intéresser au deuxième prix attribué par cette organisation, le Water Liberation Prize. Celui qui développera un device fonctionnant à l’énergie solaire, pouvant produire 4 litres d’eau potable par jour plus quelques autres critères, gagnera 50000$. Inventeur en herbe à vos planches à dessin.

L’impression 3D à la sauce Open Source

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Makerbot

Les rares lecteurs qui me restent doivent connaître mon affection pour les procédés de fabrication rapide mieux connus sous le terme générique d’imprimantes 3D.

Il y a quelques semaines j’évoquais l’arrivée sur ce marché d’un acteur de poids en la présence de Hewlett Packard en imaginant la percée qu’allait connaître le 3d printing auprès du grand public. On m’a lors gentiment fait remarqué qu’avec un prix avoisinant les 14000 euros, le grand public risquait d’hésiter un poil avant de se lancer dans un tel investissement… que de frilosité ;)

Alors en bon Béarnais têtu, j’ai continué mes investigations et telle ne fut pas ma surprise de découvrir que l’impression 3D avait cédé à la mode de l’open source… Yeah… les sceptiques vont aller se rhabiller à l’issue de ces quelques lignes.

Pour commencer découvrons Makerbot. Cette société américaine a conçu une imprimante 3D de bureau et la commercialise en kit ou en pièces détachées. Vous pouvez donc à partir de 750 $ faire l’acquisition d’une véritable machine de prototypage rapide, la Cupcake CNC, qu’il vous faudra monter vous même. La boutique propose deux kits complets incluant même la matière première qui est de l’ABS en bobine ainsi que les pièces détachées qui vous permettront d’entretenir, de modifier et même de créer votre propre Makerbot.

Car il faut bien avouer que la machine en question mérite d’être un peu revue, ne serait ce que à cause de la petitesse de la chambre de fabrication qui propose un encombrement de 100mmx100mmx140mm ce qui limite considérablement le champs des possibles.

Le principe de fabrication est le même que chez Stratasys (partenaire de HP et opérateur historique du secteur de la fabrication rapide), la pièce est construite couche par couche avec un procédé de dépôt de fil d’ABS en fusion et extrudé à travers une buse « d’extrusion ».

Je vous invite à consulter le site de Makerbot et en particulier la rubrique vidéos du blog, rien de tel pour voir la machine à l’oeuvre.

N’hésitez pas également à explorer le wiki. Je pourrais y passer des heures si je n’avais pas un job et une famille :) On y découvre apr exemple quelques projets en développement comme le Makerscan, un scanner 3D ou Makerbot Music qui explique comment utiliser Makerbot pour jouer de la musique…

Quid de l’open source ? cette page décrit le caractère Open source de Makerbot… En résumé :

Its open source. build it yourself if you want but remember to post any modifications.
If you’re selling them, you need to license the MakerBot name from us.
Buying parts from us directly supports us and further development in open source 3D printing. It also guarantees a uniform level of quality. It also simplifies your life by only having to deal with one supplier, (us).

Voici un exemple de réalisation d’une bricoleur du dimanche, la tête de Walt Disney….

Bon ce post est plutôt long, je vais donc attendre demain pour vous présenter un autre projet d’impression 3D Open source.

Shapeways ou comment me rappeler que un jour j'ai pas osé….

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Il y a quelques anées j’ai été un des premiers en France à avoir entre les mains une machine de prototypage rapide de bureau aujourd’hui plus communément appelée « imprimante 3D ».

68Il s’agissait d’une FDM 2000 de la société américaine Stratasys. FDM comme Fused Deposition Modeling et non comme « Fin De Mois 2000 euros » comme l’avait surnommé un petit malin, cette chère machine nous coutant 2000 euros par mois. Son principe était simple. La machine extrudait un fil d’ABS et construisait ainsi de petites pièces directement à partir des fichiers 3D que nous produisions via CATIA V5, Top Solid ou Pro-Engineer. Dans le cadre de mes activités de design industriel j’obtenais ainsi des prototypes en bonne matière pour visualisation, encombrement ou même tests techniques…

Il existait et existe encore plusieurs procédés plus ou moins qualitatifs et pus ou moins couteux… le plus connu d’entre eux étant la stéréolithographie utilisée pour des applications haut de gamme dans l’aéronautique ou la formule 1 pour la fabrication d’outillages destinés au procédé de cire perdue par exemple…

A l’époque, en 1999/2000, ces technologies ne sortaient pas des bureaux d’études et coutaient un bras voire même les deux bras plus les jambes. Mais déjà certains avaient imaginé des applications plus grand public… et en particulier les géniaux Monsieur Faltazi dont j’ai déjà parlé ici il y a bien longtemps.

Et bien figurez vous qu’à l’époque j’ai moi même planché sur un projet grand public alliant web et 3D printing.. si si… j’ai planché trés fort… trop fort même à tel point que je me suis dégonflé comme une baudruche. Alors aujourd’hui quand je reçois une invitation pour tester Shapeways je suis un peu comme un gosse… enthousiate et envieux. Je vais tester un peu le service mais je ne peux résister à vous montrer cette vidéo.

Je ne vous cache pas que mon intérêt premier pour Second Lie résidait dans mon passé de designer industriel… co conception dans SL, impression 3D etc etc…. je ne vais pas vous la refaire mais bon.. j’y pense j’y pense… Il va vraiment falloir que j’arrête de penser moi ;)

A ce propos Patrice Cassard avait annoncé sur son blog la création de Social Design, un principe proche de La Fraise mais appliqué au design 3D et à l’impression 3D. la seule race que j’en ai trouvé est ici.. Quelqu’un aurait-il des nouvelles ?